Le Québec, les Etats-unis aussi.

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Je m’étais juré de ne plus écrire; cela m’avait déjà coûté trop cher. Si je m’aventure dans cette histoire, la mienne , c’est pour rétablir la vérité et espérer qu’avec elle je pourrai retrouver ceux que j’aimais que j’ai perdus. Par ma faute.

Belle-îleIl y a quelques jours a eu lieu un évènement imaginé par des auteurs québécois: « Aujourd’hui, j’achète un livre québécois« . Je n’ai pas eu à le faire ( et c’est bien dommage car j’aurais bien fais un petit saut dans une librairie de Montréal, moi !). Mais  « Métis Beach » de Claudine Bourbonnais était déjà dans ma bibliothèque: mon amie Léno, qui a la chance de connaitre l’auteure, me l’avait glissé entre les mains. « Il va te plaire, c’est un roman fleuve, à la hauteur de Beach music, merveilleusement écrit« .

C’est à mon tour de vous le passer, avec les mêmes mots. Notez bien que « Beach music » reste inégalé (voir la chronique ICI) mais il faut dire que la barre était très très haute…


Métis Beach

Ce livre nous fait donc voyager du village de Métis-sur-mer, en Gaspésie au Québec, jusqu’à la Californie, en passant par New York et tout ça des années soixante à nos jours. Les premières pages s’ouvrent sur Romain Carr, scénariste aux Etats unis dans une série qui fait scandale, car très insolente et peu puritaine. Il se voit rappeler au Québec par une mystérieuse voix de son passé. Elle est sur son lit de mort, elle veut le voir une dernière fois. Il va donc se laisser convaincre et retourner dans ce pays qu’il a fuit à 17 ans.

Et il ne vous reste plus qu’à tourner les pages, remonter le temps avec lui, le suivre dans ses souvenirs, découvrir les choix qu’il a fait, les évènements qu’il a traversé  qui ont fait ce qu’il est aujourd’hui.

C’est une magnifique histoire: d’un personnage tourmenté dont un évènement traumatisant à l’adolescence va déterminer le destin, d’une formidable amitié,  de deux pays aussi malmenés par l’Histoire et la politique. Bref, un roman fleuve à dévorer de tout urgence au creux de ce mois particulièrement chaud. Une lecture d’été dans toute sa splendeur: du voyage, des secrets, de l’Histoire, des sentiments….

Convaincus ? Il vient juste de paraitre en France: amis libraires, à vos commandes, les lecteurs français vont débarquer !

Métis Beach

 

Métis Beach, Claudine Bourbonnais, éditions Boréal, 448 pages, 15 euros.

 

 

 

Je profite de cette évocation du Québec pour vous inviter à parcourir deux blogs de nos cousins francophone que j’aime beaucoup et qui amènent un petit air de « là-bas ».

Le plancher qui craque—> un endroit où il fait bon lire: http://www.leplancherquicraque.com

 

 

 

—> un autre où l’on a envie de rester au lit toute la journée:

Hop ! sous la couettehttp://hopsouslacouette.blogspot.fr

12 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Marie-Claude dit :

    Je suis une fidèle de ton magnifique blog. Et tiens, qu’est-ce que je vois? Une référence à mon blog! C’est très gentil à toi! MERCI!

    1. Sido dit :

      Et c’est tout à fait sincère !

  2. Claudine Bourbonnais dit :

    Je suis très touchée de l’accueil que l’on réserve à Métis Beach de votre côté de l’Atlantique.
    Merci pour vos bons ! Quel plaisir de voir les lecteurs français s’intéresser à la littérature québécoise; j’ai pu le constater avec bonheur et émotion lors de mon passage à Chambéry en mai au Festival du premier roman. Une belle expérience, de superbes rencontres.

    Salutations amicales de Montréal

    1. Sido dit :

      Merci de votre message et nous attendons avec impatience votre prochain livre ! Belle fin d’été chez vous 🙂

  3. Grappésie dit :

    Rien que » Gaspésie »donne envie de se plonger dans le St Laurent euh..dans ce roman de la cousine québecoise .
    by the way, j’aurais pensé qu’au titre de la défense de la langue française le titre could have been : « Métis Plage »mais l’histoire me l’expliquera !
    anyway, ça donne envie de lire ce livre.

    1. Sido dit :

      Je vous avec miss Leno si je peux te le prêter et je le mets dans la valise de tes petits-gils

  4. Mind The Gap dit :

    Jolie chronique , la littérature est internationale, c’est aussi ce qui fait sa force !

    1. Sido dit :

      Exactement ! Et puis là, pas besoin de traduction !

  5. sous les galets dit :

    Mais comment résister ma parole : une saga entre deux nations, avec quelqu’un qui revient sur les traces de sa jeunesse….et avec un titre pareil, comment passer à côté ? Tu sais quoi je me le note pour le mois québécois en octobre . Merci SIdo.

    1. Sido dit :

      De rien ma belle ! Je lirai ta chronique avec grand plaisir !

  6. elea1688 dit :

    Un joli billet, ça me donne envie de découvrir ce roman.

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