Le livre sur la place 2017, quand une blogueuse va à la rencontre des auteurs.

Cette année, Jean-Christophe Rufin en était le président. Cet homme exceptionnel a une place particulière dans ma vie professionnelle comme dans ma vie de lectrice et j’aurais aimé par dessus tout le rencontrer, l’écouter parler, éventuellement lui dire 2 ou 3 mots. C’était sans compter les imprévus que parfois la vie vous réserve.

Puisque je ne pouvais pas démarrer ce week-end comme je l’entendais, j’allais changer mon programme, oublier horaires et planning qui m’auraient permis d’assister à de multiples conférences ou émissions et me laisser porter par le hasard des rencontres en déambulant sous le chapiteau. J’ai été pour cela accompagnée d’une amie et complice qui m’a bien aidée à laisser de côté ma réserve devant tous ces auteurs que j’admire !

  • Désirée et Alain Frappier: un couple d’auteurs attachant et passionné. Elle est la scénariste, celle qui écrit; il est celui qui illustre leurs ouvrages graphiques. Le dernier, « Là où se termine la terre » ne pouvait que venir rejoindre ma bibliothèque. Cette BD reportage raconte le Chili entre 1948 et 1970 à travers la vie de Pedro.

là où se termine la terre

Nous avons parlé longuement, il fallait bien laisser le temps à Alain de me dessiner sa jolie dédicace et à Désirée d’y ajouter sa patte. En discutant avec eux, de leur rencontre amoureuse (et oui !), de leur manière de travailler, de la difficulté de vivre en temps qu’auteurs et surtout de cet album, de ce qui l’avait initié du travail de recherche, de reportage, de voyage nécessaire à sa réalisation, je me suis rendue compte à quel point un livre n’était pas seulement un livre. Un livre, c’est un peu comme un tableau dont le cadre n’aurait pas réussi à arrêter le trait: c’est incroyable tout ce qu’on ne voit pas, tout ce qu’on ne lit pas et qui a pourtant participer à son élaboration.

Là où se termine la terre. Désirée et Alain Frappier. Editions Steinkis. 262 pages. 20 euros


  • Jérôme Camut et Nathalie Hug. Encore un couple qui travaille ensemble; ce sont des polars qu’ils écrivent. Avez-vous déjà lu la série des W3 ? Si vous n’avez aucune idée de ce dont je parle, filez chez Yvan ICI, ça vous donnera une idée. Nous avons discuté avec Jérôme à bâtons rompus. Je lui ai dit à quel point j’appréciais son imagination débordante et les voyages qu’elle m’offre. Nous avons reparlé de Malhorne, de W3 et de la prochaine sortie de leur nouveau roman.

Jérôme et Nathalie

Je suis  repartie avec « Les éveillés« , l’histoire d’Elise qui est infirmière dans un centre de polytraumatisés et qui aurait le don de réveiller les comateux.  Vous n’êtes pas étonnés de mon choix ? Je ne comprends absolument pas pourquoi !

Les éveillés. Jérôme et Nathalie Hug. Le livre de poche. 535 pages. 7,60 euros


  • Martin Winkler. Ahhhhh, Martin…c’est une longue histoire entre lui et moi ! Au début de ma vie professionnelle je l’avais rencontré au salon du livre de Paris. C’était à l’occasion de la sortie de « La maladie de Sachs« . Me voilà en milieu de carrière et nous nous rencontrons à nouveau. Entre temps, évidemment qu’il ne se souvenait pas de moi et évidemment que j’ai lu beaucoup d’autres de ses livres.

En souvenir d'André

Nous avons discuté et ri ensemble.Il nous a raconté qu’en plus d’écrire, il enseigne en fac de médecine à…Montréal. Parce qu’en France, il y a une grosse réticence à enseigner les « humanités » aux futurs médecins. Comme si l’éthique, la psychologie, l’anthropologie étaient superflus pour faire de bons médecins !  C’est « En souvenir d’André » qui a rejoint mon sac, un court roman ayant pour sujet la fin de vie. Cela fait longtemps que je tourne autour. C’est à présent le bon moment.

En souvenir d’André. Martin Winkler. Folio. 160 pages. 6,60 euros.


  • Sigolène Vinson. Quelle rencontre lumineuse ! Je connaissais d’elle « Courir après les ombres« , roman poétique se passant à Djibouti. Sigolène a grandi à Djibouti, j’ai eu la chance d’y vivre 2 ans. Evidemment que nous en avons parlé, que nous avons échangé sur les lieux que nous y avons aimé. Elle y retourne bientôt…je suis jalouse…

Les Jouisseurs

Quoiqu’il en soit, je voulais lire « Le caillou« , un de ses livres dont mes amis blogueurs disent le plus grand bien sur tous les blogs que je parcours régulièrement. Sauf qu’à cause d’Erwan Larher (je vous en parle juste après) , elle n’en avait plus. Je suis donc partie avec « Les jouisseurs« , son dernier roman. Des glaciers suisses aux dunes marocaines, du 19ème au 21ème siècle, existe-t-il une jouissance assez puissante pour échapper à la brutalité de l’instant terrestre et accéder à la joie de vivre ? J’ai hâte de m’y plonger !

Les jouisseurs. Sigolène Vinson. Les éditions de l’Observatoire. 180 pages. 17 euros.


  • Erwan Larher. Nous avons bien ri tous les 2 ! Il est d’ailleurs le seul à m’avoir fait une dédicace en lien avec ce moment partagé. Je la garderai précieusement tellement elle me touche. Bref… je suis allée voir Erwan pour « Le livre que je ne voulais pas écrire« . Je lui ai dit, c’était le seul roman de la rentrée littéraire qui me faisait envie rien qu’à cause du titre. Il était très inquiet de savoir si je connaissais le sujet. Oui, quand même, je suis spontanée mais un minimum informée ! Je sais qu’on va y parler du Bataclan, mais je sais aussi que ce sera à son image: loin de tout apitoiement.

Le livre que

Je lui ai quand même dit qu’à cause de lui, Sigolène Vinson n’avait plus « Le caillou« . Mais ils sont comme ça les écrivains entre eux, quand ils s’aiment, ils nous le disent et ils ont bien raison. Et vous savez quoi ? Son amoureuse est de Metz, il y vient de temps en temps; alors je me dis que je le croiserai peut-être un jour, et ce sera chouette.

Le livre que je ne voulais pas écrire. Erwan Larher. Quidam éditeur. 260 pages. 20 euros


Vous savez donc presque tout de mon livre sur la place 2017. Mais dites-moi donc, je commence par lequel ???Charlie

11 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Brize dit :

    Désirée et Alain Frappier, j’ai lu un de leurs albums et de Sigolène Vinson, j’avais aussi beaucoup aimé « Courir après les ombres ».
    Chouettes rencontres, en tout cas !

    1. Sido dit :

      Oui, j’ai de la chance. Et la rencontre, le vrai échange, ça donne une autre dimension à la lecture. 😊

  2. Jérôme dit :

    Que de belles rencontres ! Ce festival me fait très envie depuis des années, dommage qu’il se déroule un peu trop loin de chez moi.

    1. Sido dit :

      Il ne te reste qu’à te programmer un chouette séjour en Lorraine 😉

  3. Eh bien tu en as fait de belles rencontres 🙂 J’y étais aussi samedi, c’était chouette !

    1. Sido dit :

      Ça aurait été bien de se rencontrer.. .

  4. Mind The Gap dit :

    Hein quoi ?? Sigolène Vinson a écrit un nouveau roman? Sans déconner, et je ne le sais pas…je suis vert là ! C’est la rencontre littéraire de ses dernières années pour moi, Le Caillou est une merveille, et cette femme aussi , j’en suis certain…punaise je vais me renseigner tout de suite !!
    Faut que je relise Winkler aussi !
    Bisous.

    1. Sido dit :

      Oui, cette femme est une merveille, c’est certain. Elle a un regard, une présence.. .sans parler de ses livres.. .😊

      1. Mind The Gap dit :

        Je suis jaloux encore une fois…déjà les vacances et maintenant la rencontre avec Sigolène Vinson…:D

  5. valmleslivres dit :

    Tu parles très bien de cette journée. Tu nous donnerais envie d’y aller.

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